• Le problème de ces douleurs "projetées"

    "projetées", et je dirai même souvent "négligées".......

    Ayant été touché de très près par une NCB déficitaire évoquant une SLA, je sais par expérience très personnelle combien il peut être pénible (le mot est faible) d'endurer le mal pendant des années.

    Et c'est encore pire lorsqu'arrive l'acmé du problème.........Parfois difficlement réversible....... Mais un espoir subsiste toujours.

    Je suis effaré par le nombre de diagnostiques de périarthrite scapulo humérale, tendinopathie de la coiffe, etc......qui sont suivit comme tel, sans qu'on prenne la peine d'expertiser le rachis cervical.

    Certes, et fort heureusement, toutes les douleurs de l'épaule ou toutes les douleurs interscapulaires, ne sont pas d'origine cervicale. L'expérience et les investigations me l'ont prouvés.

    Mais ce sont les mêmes investigations qui m'ont permis de diagnostiquer une foule de canal cervicaux étroits, discopathies cervicales dégénératives, etc........ qui sont bel et bien LA CAUSE du trouble scapulaire. En fin de compte, dans ces cas préçis, l'épaule qui "merdoie" c'est parce que le rachis cervical (et la précieuse moëlle épinière avec ses nerfs,qui est à l'intérieur) est en train de dégénerer.

    Je sais que les collègues radiologues, tout comme les chirurgiens, ont un seuil de mesure "radio-anthropométriques" plutôt "élevées" avant de parler de sevèrité, sur l'imagerie. Mais tout ce qui est en dessous de leur seuil n'est pas sans douleur ni handicap!!!!

    C'est toujours avec un excès de compassion qu'il faut "récupérer" les patients au retour de leur IRM: il arrivent, incompris, presque "humiliés", en lâchant: "le radiologue (ou le chirurgien) m'a dit qu'il n'y avait RIEN".

    Peut être est ce encore-comme souvent- un malentendu. Le message n'est pas passé correctement.

    Mais il est vrai qu'une imagerie en dessous des seuils d'intervention chirurgicale, si elle rassure le chirurgien (ou le radiologue, ou autres), ne supprime pas la douleur-et souvent le handicap qui s'est installé-au patient!!!!

    ........on se recentre alors sur le "problème de l'épaule" (quand ce n'est que ça.......), et exit les troubles rachidiens: ils attendront de se majorer pour qu'on les prenne en charge. C'est là qu'un kinésithérapeute, rompu aux techniques de réhabilitation, prendra en charge le rachis dans son ensemble avant de "se jeter" sur l'épaule. 

    J'ai personnellement "récupéré" plusieurs "cas" du même genre.

    Méfions nous de l'arbre qui cache la forêt. Les douleurs projetées sont un problème délicat de diagnostique. L'exemple que je viens de citer n'est qu'un exemple. J'aurai pû aussi bien vous parler de ce patient qui venait me voir pour une suspicion d'ulcère (d'après lui) et à qui j'ai diagnostiqué une pyelonephrite et traîté comme il se doit-fort heureusement pour lui. Là encore, la douleur n'était pas là où se situait le problème "causal".........

    Le problème de ces douleurs projetées.......surtout lorsque c'est chronique, et masqué par des antalgiques ou des excitants, ou autres.......c'est.......la me.de!

    Docwhip

     

     

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